J'ai fait un rêve.
Je m'appelle Jean CERFe, je suis vêtu d'une salopette verte.
On m’interpelle "Hé ! Jo' !" quand je file dans les rues du village.
Je
passe des heures et des heures et des heures à travailler dans
d'immenses champs courant vers l'horizon lointain, vers un plus loin à
peine visible.
Dans les plaines du far-west quand vient la nuit, je poursuis mon sillon sans ennui.
J'ouvre la terre par le milieu, je sème, régulier, des grains radieux.
Je transpire de bonheur au soleil couchant, je contemple le labour d'un œil brillant.
Je fais ma part pour nourrir les humains, ce que je moissonnerai assurera leur demain.
La nuit s'installe sur les champs apprêtés, la lune me souffle sa lumière voilée.
Des coyotes entament un chant chamanique, leurs voix m'arrachent de mes visions oniriques.
Ah dommage ! J'ai bien tenté une reprise de projection, rien ! Film cassé. Lumière allumée. Pas question !
Je ne m'appelle pas Jean CERFe et je doute que le travail, même acharné, des stagiaires parvienne à me lui faire ressembler, ni comme ci, ni comme ça.
Quoi que ? On peut encore rêver !
LeTracteur
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